Historique du Critérium de Castillon la Bataille 33

             Historique du Critérium de Castillon La Bataille

C’est le 17 aout 1959 que le critérium ouvert aux professionnels voit le jour, les spectateurs auront le privilège de voir au départ le grand Fausto Coppi en personne. A l’arrivée c’est le coureur charentais André Trochut qui s’imposera devant le petit basque Marcel Queheille et le grand champion Italien, qui brille de ses derniers feux car ses jours sont désormais comptés, puisque Fausto décèdera le 2 janvier suivant. En 1960 c’est le coureur clermontois R. Buzzi roi des indépendants dans le centre de la France, qui viendra mater sans aucune concession, sous des trombes d’eau, J. Anquetil, vainqueur du Giro et G.Nencini vainqueur du Tour de France.

Pendant trois années 1961, 1962, 1963, la course disparaitra du calendrier.

En aout 1964 Castillon est à nouveau organisé, les professionnels sont de retour « maitre Jacques » Anquetil réalise un grand numéro de soliste éclaboussant de toute sa classe tous ses rivaux. ll triomphe devant Popof Graczyck et M. Gonzalez premier régional.

En 1965 le rusé Jean Stablinski s’octroie la gerbe en devançant le royannais M. Laforest et le sculptural Allemand R. Altig.

Après quatorze longues années de sommeil, un homme du terroir (il a été lui-même coureur cycliste régional) va reprendre les rennes de la course. Cet homme providentiel s’appelle Georges Barrière, il va s’ingénier à relancer le critérium. Dès la reprise en 1979 Castillon va voir passer les plus grands coursiers du moment. Pour cette année de renaissance c’est le jeune loup J. René Bernaudeau qui cueille les fleurs de la victoire. D’autres grands noms vont suivre. Le rapide P. Raymond Villemiane en 1980, en 1981 le placide B. Thevenet qui bien qu’en fin de carrière prouve qu’il a encore de beaux restes.

En 1982 l’ami Georges Barrière décide de changer le relief du critérium, jusque là en centre ville sur un parcours plat, Georges va déplacer la course sur les hauteurs de la cité. L’épreuve devient alors beaucoup plus difficile avec la terrible bosse de Belvès qui monte sur un kilomètre à gravir trente fois.

Pour étrenner ces nouveautés, noblesse oblige c’est le « Patron » du peloton Bernard Hinault qui glane les fleurs.

En 1983 c’est le regretté « toro » Portugais, J. Agosthino qui s’inscrit au palmarès, puis dans l’ordre suivront « l’intello » du peloton le regretté L. Fignon en 1984, « le feu follet » des deux cents derniers mètres F. Castaing en 1985, le discret Y. Bagot en 1986, le sympathique B. Vallet en 1987, cette année là, la grande vedette était S. Roche vainqueur dans l’année des Tours de France, d’Italie et Champion du Monde. Arrivé malade au départ, lâché au bout de cinq kilomètres il abandonne sans gloire. Après l’arrivée l’Irlandais prenait le micro pour s’excuser auprès du public de sa piètre exhibition, et annonçait qu’il laissait son contrat, vu qu’il ne le méritait pas, beau geste d’un vrai grand champion. C’est l’effacé Denis Roux qui s’impose en 1988, le roule toujours M. Lejarreta en 1989, le bouillonnant E. Boyer en 1990, le grand d’Espagne M. Indurain en 1991, le guérillero Italien C. Chiappuci en 1992, le coriace Duclos Lassalle en 1993. M. Indurain est le premier a réaliser le doublé en 1994, la coqueluche du public Français R. Virenque qui obtient là sa première victoire devant L. Jalabert et M. Pantani en 1995.

Lucho Leblanc décroche la palme en 1996, R. Virenque double la mise en 1997, L. Brochart règle le sort au « ricain » Boby Julich en 1998, puis inscrivent leurs noms au palmarès « El Cabrito » Escartin en 1999 Didier Rous en 2000, L. Jalabert en 2001, R. Virenque triple en 2002, Vinokourov pour sa première en 2003, Virenque pour sa dernière en 2004, Vinokourov double en 2005, Ch. Moreau en 2006, l’Australien C. Evans devant l’enfant du pays M. Delage en 2007, le pétillant S. Chavanel en 2008, le voisin P. Fedrigo en 2009, et pour finir « el pistolero » le scintillant A. Contador en 2010.

Ce beau et grand critérium qui reste le plus difficile de l’hexagone, a été dominé par Richard Virenque qui en avait fait sa chasse gardée durant la période 1992 à 2004. Le roi Richard en plus de ses quatre succès 1995, 1997, 2002, 2004, s’est classé deux fois second en 1992 et 1999 et quatre fois troisième 1996, 1998, 2000, 2003.

Le 2 aout 2011 à qui le tour ?

              Gérard Descoubès

 

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×